Culture

  • Le comédien Alcibiade est mort !, Culture, RUMEURS D'HAITI

    Ce dimanche matin, le pays s’est réveillé en apprenant le départ pour l’au-delà de celui qui, sur les ondes de Radio Caraïbes tous les dimanches, midi, s’érigeait en un véritable antidote au stress : Alcibiade.

    De son vrai nom Nicolas Pierre Rolin, l’humoriste qui a animé son feuilleton sur le 94.5 pendant près de cinquante (50) ans, est parti à l’âge de 83 ans, le vendredi 21 janvier 2022.

    Castigat Ridendo Mores (Corriger les mœurs en riant), telle a été la formule magique de « Biade » qui, sans contredit, a excellé dans l’art de dépeindre la société haïtienne dans ses hypocrisies, ses folies, voire ses tares les plus secrètes.

    On ne peut que pleurer le départ de cet humoriste qui a passé plus de la moitié de sa vie à nous faire rire. Paix à son âme !

    « Se tris mezanmi Biade ale. Biade aleeeeeeeeeeee ».

    RTVC

    Continue reading →
    Ce dimanche matin, le pays s’est réveillé en apprenant le départ pour l’au-delà de celui qui, sur les ondes de Radio Caraïbes tous les dimanches, midi, s’érigeait en un véritable antidote au stress : Alcibiade. De son vrai nom Nicolas Pierre Rolin, l’humoriste qui a animé son feuilleton sur le 94.5 pendant près de cinquante (50) ...
  • Sylvain Salnave, un tremblement de terre dans l’histoire d’Haïti, Culture, RUMEURS D'HAITI

    Pierre Théoma Boisrond Canal, ce politique influent, sur son habitation à Frères, « se souviendra de l’entrée triomphale de Sylvain Salnave à la capitale en cet après-midi ensoleillé d’avril 1867».  Un homme aussi sévère à l’égard des possédants et qui se proclame protecteur du peuple dérange les privilégiés comme Canal. Il serait mieux à six pieds sous terre. Politicien rompu aux arcanes de la république, homme d’affaires futé, Canal flaire ce colis comme un grand danger.

    « Sylvain Salnave, la douce amère », le nouveau roman de Michel Soukar paru à C3 Éditions, plonge dans l’histoire, la sociologie, la psychologie et la politique pour offrir au lecteur une page relevée.

    L’arrivée de Salnave en fanfare à Port-au-Prince est une histoire qui tient de la légende. Les jours de gloire d’un héros dans une société toujours au bord de la révolte sont de courte durée.

    L’opposition parlementaire fait toujours rage comme sur un champ de bataille pour contenir l’exécutif dans ses derniers retranchements; les insurgés ne sont jamais loin.  Une haine couve toujours sous la cendre pour celui qui arrive au pouvoir. Au sommet de l’État, l’homme contemple les cadavres qu’il a accumulés pour arriver à ses fins.

    Salnave a réprimé notables et militaires. Il doit payer. Pour se préserver des maléfices, des mauvais sorts, des balles, l’âme de l’homme politique s’abritera dans une bouteille.

    Pris au piège

    Le natif du Cap-Haïtien, immensément populaire, s’érige en protecteur du peuple. Au nom du souverain, il sabre, met à sac les institutions, fournit des armes au peuple pour réduire les privilèges des tenants du système. Il veut le pouvoir à vie, le pouvoir absolu pour mener la cause du peuple.

    En face de Salnave, les élites du pays. Elles n’ont pas la culture de la loi, de l’ordre, du jeu transparent dans les affaires pour faire le bonheur de la collectivité. Tapis dans l’ombre comme des pirates et flibustiers, ils attendent le moment opportun pour foncer sur leur proie.  Les grands «chabrak» associés aux militaires, hommes politiques fournissent aux Cacos armes, munitions et argent.

    Salnave doit mordre la poussière.

    Derrière le paravent des Cacos, paysans et combattants à la fois, nos élites minent le pouvoir de Salnave. Et d’ailleurs, elles sont en bonne intelligence avec l’étranger pour faire tourner la situation en leur faveur.

    La guerre civile ronge Haïti jusqu’à l’os. Le président Salnave est aux abois. Comment sortir de ce guêpier ? Une inspiration : jouer aussi avec l’étranger pour garder le pouvoir. À Alexandre Tate, un Américain, il se dit prêt à dépecer le territoire national.   Ce dialogue tissé par l’auteur de « Sylvain Salnave, la douce amère » dit tout.

    « Leur mitrailleuse fait des ravages. Nous avons besoin d’argent. Un prêt de 12 millions de dollars, un don de 3 millions dont deux pour le retrait du papier-monnaie déprécié, un pour le paiement de l’annuité échue de la dette française.

    La dette de l’indépendance en 1804, clarifie Tate. Que donnerez-vous aux Américains en échange ?

    Ils nous protégeront contre ces satanés Français et Anglais. En retour, le Môle Saint-Nicolas comme point de ravitaillement, dépôt de charbon, bassin de radoub et autres manufactures nécessaires à leur marine. »

    Un demi-dieu pour les masses populaires

    Le romancier Gary Victor, dans la préface du livre, écrit : « Sylvain Salnave a été un tremblement de terre dans l’histoire d’Haïti. Une hypothèse que les maîtres du pays n’avaient jamais posée dans leurs cahiers. Une espèce de virus capable d’anéantir un programme qui fonctionnait plus ou moins depuis 1804. »

    Sylvain Salnave Victorin Chevalier est un demi-dieu pour les masses populaires, il soulève l’admiration. On le prend pour ce héros qui viendra changer le cours de l’histoire. Le peuple rêve de travail, d’éducation, de santé, de paix dans les rues et dans les cœurs.

    La fière cité capoise a surnomé Salnave  la douce parce qu’il avait offert une vaillante résistance au siège de sa ville par les troupes de Geffrard et la marine britanique. Un historien étoffé d’un romancier, fait parler nos tares politiques à travers des scènes qui nous rappellent qu’aux heures graves de la République, ceux qui sont aux commandes du pays font appel aux Blancs pour venir leur prêter main-forte. Ainsi s’accommodent-ils avec l’étranger pour conserver leur pouvoir et vivre pleinement la démesure de leur orgueil et quelque fois pour assouvir outrageusement leur vengeance.

    Boisrond Canal, sur son habitation à Frères, s’est souvenu de l’entrée triomphale de Salnave. Il n’a pas pardonné à cet homme d’État qu’il a considéré comme un traitre à sa classe. Mulâtre, militaire, grand propriétaire terrien, comment a-t-il osé s’intéresser à la cause des va-nu-pieds de ce pays ? S’est-il pris pour un Dessalines ?

    Salnave a été traqué, sa tête mise à prix. Il a essayé de s’enfuir en République dominicaine. Un général dominicain nommé Cabral l’a capturé.

    « Cabral le fait conduire ligoté, l’uniforme déchiré, sale, la chevelure hirsute dans son carré.

    Qui l’eut crut ? L’imprenable Salnave! Je vais informer Saget et Canal de ta capture. Ahorrita ! Dios esta conmigo ! Maldito ! »

    Pour obtenir ce colis, l’or a rutilé. « L’officier dominicain compte les pièces brillantes et rondes comme la lune au-dessus des lointains palmiers.

    –              Le compte est bon. Adios !

    Sylvain est remis contre le sac d’or et va retourner à Port-au-Prince, amarré comme un taureau. »

    Canal et Nissage Saget triomphent. Ils reçoivent leur colis.

    Une matière à réflexion dans ce grand roman de Michel Soukar transpire par la bouche du père Suard, un Christ des tropiques. À propos de Salnave, il se demande : « Que pouvait-il avoir de commun avec ce monde ? Jusqu’à les soulever contre les gens de bien. Lui, héritier d’une habitation du Nord de ce pays… lui, officier de l’armée dont la tâche est de réprimer surtout ces gens-là, cette lie… Mais qui suis-je pour juger ? Je vois par la grâce du Seigneur et j’essaie de comprendre. »

    Sylvain Salnave, la douce amère, C3 Éditions, 256 pages, 2021,  SOUKAR Michel, Port-au-Prince.

    Continue reading →
    Pierre Théoma Boisrond Canal, ce politique influent, sur son habitation à Frères, « se souviendra de l’entrée triomphale de Sylvain Salnave à la capitale en cet après-midi ensoleillé d’avril 1867».  Un homme aussi sévère à l’égard des possédants et qui se proclame protecteur du peuple dérange les privilégiés comme Canal. Il serait mieux à six ...
  • Royal Music : une nouvelle couronne pour la musique…, Culture, RUMEURS D'HAITI

    Le pays de l’érable à sucre se délectera enfin de la saveur musicale des descendants de la terre d’Haïti. Formée d’anciennes icônes de King Posse de la fin des années 90,  cette formation musicale qui s’est implantée au Canada entend hisser de nouveau l’emblème phare de cette machine à succès qui a fait les beaux jours des enfants et des adolescents en  quête d’évasion et de loisirs. En bons rois, Dady Samuel (Buddha Ranks), David Desrosiers (Dave)… veulent rehausser une musique-monde enracinée, décomplexée vis-à-vis des stéréotypes véhiculés dans les diverses compositions musicales en Haïti.

    Lyam, un tube qui a déjà engrangé plus de 103 000 vues sur YouTube, apprécié par le public arabe, notamment celui du Maroc et de l’Algérie, met en scène un chanteur marocain très connu dudit milieu, Talantino, en compagnie de notre très connu Dady Samuel (Buddha Ranks). Dans un décor métissé alliant la soie très chère aux Arabes à notre bicolore, cette vidéo de Royal Music, riche en couleurs a réussi un double pari : celui de combiner le tam-tam de notre musique avec la volonté de transcender un clivage vieux d’un siècle environ dans notre pays.

    « Royal Music veut rompre avec cette idée que Haïtiens et Syro-Libanais resteront à jamais des frères ennemis. Par cette musique, nous invitons nos frères et sœurs haïtiens à s’unir parce que nous sommes un seul peuple », a précisé David Desrosiers (Dave), interrogé via WhatsApp au Canada.

    Dave en a profité pour égrener les titres de Royal Music qui ne cessent de toucher le cœur de milliers de fans sur les diverses plateformes en ligne. «  Nos premières compositions ‘‘ Timoun yo [Show the children the way] ’’ et ‘‘ Ayiti ka repare ’’ vidéoclippées et disponibles sur YouTube sont des invitations à la défense des droits de l’enfant, à l’engagement citoyen et à l’optimisme. S’en sont ensuivis les titres comme Lyam, No matter, Nou bezwen lanmou, Crime must be stop [Fòk krim yo sispann], Falling in love, et bien sûr notre méringue carnavalesque ‘‘ Doba Doba ’’ »,  a énuméré l’artiste, ajoutant que l’album du groupe sort prochainement.

    Plus qu’un groupe musical, Royal Music est une société de production

    De son côté, le manager du groupe, Wilkenson César, a souligné que toutes les activités de Royal Music s’inscrivent dans ce qu’il appelle « l’Entertainment development ». « Contrairement aux autres formations musicales haïtiennes, nos initiatives appliqueront les 17 Objectifs de développement durable définis par les Nations unies. C’est pourquoi notre premier album sera intitulé ‘‘Ayiti ka repare ’’ afin d’aider, à l’instar de la star africaine Akon, la société haïtienne, surtout les plus démunis, à sortir de leur bourbier », a promis le spécialiste en « project management ».

    M. César a par ailleurs fait savoir que Royal Music implémentera des projets sociaux dans diverses régions du pays. « Nous n’allons pas uniquement faire danser les mélomanes à travers nos compositions mais nous chercherons à rendre meilleure Haïti en faisant progresser nos musiciens et nos compatriotes », a affirmé le manager de Royal Music.

    A noter que les musiciens qui forment cette nouvelle étoile qui vient de poindre dans le ciel d’Haïti répondent aux noms de : Ricardo Paul (Ricky), Michelet Calixte (Taz), David Desrosiers (Dave) et Dady Samuel (Buddha Ranks). Wilkenson César dirige le staff managérial, assisté de Lesly Janvier Junior, sans oublier le community manager Géraldy et le photographe Edison César.

    Jenny Williamson Casimir

    Continue reading →
    Le pays de l’érable à sucre se délectera enfin de la saveur musicale des descendants de la terre d’Haïti. Formée d’anciennes icônes de King Posse de la fin des années 90,  cette formation musicale qui s’est implantée au Canada entend hisser de nouveau l’emblème phare de cette machine à succès qui a fait les beaux ...
  • Florence El Luche s’autoproclame “Queen of Compas”, Culture, RUMEURS D'HAITI

    Florence Duré a publié une vidéo annonçant sa participation dans Love & Hip Hop: Miami. Dans le teaser, celle qui s’est lancée récemment dans une carrière musicale s’autoproclame “Reine Du Compas” et s’attire les critiques de nombreux internautes.

    Dans une vidéo en anglais de moins d’une minute postée sur son compte Instagram avant son prochain passage à l’émission américaine Love & Hip-Hop: Miami, on entend Florence El Luche, s’attribuer fièrement le titre de “Queen of Compas”, ce qui a soulevé des remous sur la toile. Les commentaires continuent à fuser jusqu’à aujourd’hui, deux jours après la publication de l’influenceuse des réseaux sociaux. On y compte déjà plus de mille quatre-cents réactions (5:10 p.m).

    Si d’un côté on retrouve des artistes et fans qui encouragent la chanteuse par des émojis (feu, coeurs) pour avoir rejoint le casting de cette émission aussi populaire, d’un autre côté des internautes réagissent en dénonçant ce qu’ils considèrent comme une usurpation de titre de la part de celle qui vient d’atteindre ses 1 million d’abonné.e.s Instagram.

    Sur Twitter aussi, la vidéo, reprise par Lunion Suite, a provoqué de nombreux commentaires.

    Ce qui choque les réseaux sociaux haïtiens, c’est le fait que la chanteuse vient de commencer une carrière musicale et qu’elle n’a encore aucun titre phare de type Compas. Dans un commentaire sur la question, il y a deux semaines, l’animateur Carel Pèdre avait même suggéré à Florence de faire corriger ce qu’il considérait comme une erreur de la part de VH1 dans la présentation de Florence.

    Lors d’un direct sur Instagram, le patron de Chokarella indiquait que la seule artiste féminine et en activité, qui pourrait revendiquer le titre de “Reine de Compas”, c’est Misty Jean. Il a défendu son point de vue en citant par exemple que Misty Jean est la seule femme à avoir réalisé une tournée Compas en tant que lead vocal devant un groupe.

    Pour rappel, El Luche est attendue ce lundi 23 août 2021 à Miami, pour le grand reality show international Love And Hip-Hop. Dans cette émission, on invite des célébrités de partout dans le monde à parler de leur vie personnelle, professionnelle et de leur carrière musicale.

    Plusieurs figures du secteur du divertissement haïtien, et de nombreux citoyennes et citoyens ont salué sur les réseaux sociaux cette grande première, qui représente un carrefour important pour la culture du pays au niveau international.

    Ayant délégué une équipe dans le Grand Sud et les Nippes pour aller soutenir les victimes du séisme du 14 août, Florence se dit déjà prête à représenter positivement Haïti dans cette circonstance exceptionnelle.

    Mydna St Cima et Raoul Junior Lorfils

    Continue reading →
    Florence Duré a publié une vidéo annonçant sa participation dans Love & Hip Hop: Miami. Dans le teaser, celle qui s’est lancée récemment dans une carrière musicale s’autoproclame “Reine Du Compas” et s’attire les critiques de nombreux internautes. Dans une vidéo en anglais de moins d’une minute postée sur son compte Instagram avant son prochain passage à l’émission américaine Love & Hip-Hop: Miami, on entend ...
  • Les jeunes qui ont marqué l’année 2020 !, Culture, RUMEURS D'HAITI

    À année exceptionnelle, mesures exceptionnelles ! Pour la première fois cette année, certains des jeunes dans cette liste ont plus de 30 ans. Ils ont tout au plus trente-cinq ans, ont de grandes ambitions et une influence certaine sur leurs semblables. Au-delà de leur présence sur les réseaux sociaux, ils portent un projet réel, et peuvent chacun dans sa sphère d’activité être un modèle, une source d’inspiration pour ses congénères. Ticket vous présente seize jeunes qui ont, à leur manière, par leur initiative ou les distinctions reçues, marqué l’actualité en Haïti en 2020.

    Abi

    Grand favori avant la finale, Abi, natif de Fonds-des-Nègres, a remporté le dimanche 13 juin 2020 l’édition de « The Voice » France, avec 53,4 % des votes, Coaché par Pascal Obispo, Abimaël Bernadoth, de son vrai nom, a vécu en Haïti avant de rejoindre sa famille en France. Avec un parcours sans faute, émaillé de gloire, le jeune multi-instrumentiste a ému les juges et toute la France lors de son passage à l’émission très prisée.

    AndyBeatz

    Connu pour être celui qui propose une autre approche de la musique rabòday, et surtout pour un slogan hyper populaire chez les party people (AndyBeatz pete chawa !), ce beatmaker de 21 ans s’est particulièrement distingué au cours de cette année. Sa performance virtuelle, l’une des rares réalisées dans cette tendance musicale sur la toile, avait conquis plus d’un pendant la période de « confinement ». Son morceau « Ban m bill m ap peye » figure incontestablement parmi les hits rabòday de cette année.

    Angelo Waby Exilus

    Ayant passé par le Brésil avant de rejoindre le championnat haïtien de football professionnel, il a été une véritable terreur des surfaces avec 12 buts en 17 matches, dont quatre doublés. Il faut remonter le temps pour retrouver un joueur aussi prolifique dans la compétition reine du pays. Si son équipe n’a pas eu la chance de jouer les play-offs, Angelo Waby Exilus peut s’enorgueillir de terminer cette année meilleur buteur du championnat national de D1.

    Ashley Prudent Salomon

    Jeune coach émérite qui a gravi tous les échelons du basket-ball haïtien (joueur, coach et sélectionneur nationale de l’équipe 3×3), il a, durant toute carrière, disputé 25 finales avec l’équipe de l’IHECE pour 21 victoires. Cette année, il s’est offert le doublé historique (une première en Haïti), le titre universitaire et celui du plus grand championnat de basket du pays, l’ASHBAC, en battant en finale l’indéboulonnable le coach Sébastian Pétion. De fait, il compte à son actif 22 titres pour 28 finales jouées.

    Fednaëlle François 

    Ticket Magazine la découvre dans la série “Elle a tout gâché”. Et jamais on ne s’est arrêté de la suivre pour son talent. A 28 ans, elle arrive à incarner avec brio une épouse délaissée par son mari pour une plus jeune et plus disponible pour les jeux au lit. Ce dernier lui reproche de trop se concentrer sur sa carrière qu’à lui procurer de l’affection. L’actrice, quoique partie de ce feuilleton, s’est fait remarquer grâce à son talent et compte à son actif tant de rôles majeurs dans des films comme “ La sorcière d’un foyer” ou d’autres séries dont “Ban m m ap ba w”. La native de La Gonâve est très sollicitée par les fans sur les réseaux. On lui souhaite le meilleur pour 2021. 

    Frantzie Wendell Monexile

    Gagnante du concours international Plume d’Or, la jeune Cayenne est désormais une star dans sa ville natale. À 20 ans, Frantzie Wendell Monexile peut se targuer d’avoir déjà beaucoup essayé. Elle se décrit comme une passante pressée, une battante. La jeune fille a déjà beaucoup à son compteur. En plus d’avoir participé à un concours de beauté et au célèbre concours de chant Soleil d’Été à tout juste 12 ans, elle est en passe de boucler des études en français et suit des cours de sciences juridiques, en deuxième année. Le sacre de Frantzie Wendell Monexile est historique. C’est la première Haïtienne à avoir remporté le premier prix au niveau mondial.

    Jean Garmel Buteau

    Il s’est révélé au grand public en 2017 grâce au concours de chant « Noël Caraïbes », qu’il remporte à l’âge de 9 ans. Cette année, Jean Garmel revient au-devant de la scène et fait sensation sur une collaboration avec le chanteur K-Dilak : « Yo pa kapab ankò ». Une chanson à travers laquelle ce garçon de 11 ans incarne le rôle d’un enfant des rues et se fait porte-parole de ce problème majeur et récurrent de la société haïtienne.

    Jeff Oka

    Jeff Veillard, plus connu sous le nom de Jeff Oka, est la révélation de l’année 2020 sur les réseaux sociaux. Ce jeune comédien qui se revendique le titre du Président de la gent masculine est venu au monde le 1er août 1993, à Morne Lazare, Pétion-Ville. Rares sont les gens qui parviennent à faire rire toutes les couches de la société et toutes les tranches d’âge. Jeff Oka, sans faire trop d’efforts, a réussi à dire des vérités de façon originale mais tellement hilarante ! Imaginez-vous une année aussi dure que 2020 sans l’humour de ce dernier ? Avec désormais un following important sur la toile, Jeff est sans conteste une star à suivre de près en 2021 !

    Mechans-T

    Si en 2018 le rappeur était surtout connu pour sa grosse bourde sur scène, quand il avait eu des gestes obscènes envers une fan en pleine prestation, 2020 l’a aidé à redorer son blason. Auteurs de trois chansons à succès, le rappeur a réussi à se démarquer durant cette année pourtant si difficile. Après “Sa Tris” et “Nou Wòw”, “Men l ap fè san” (sorti à la fin de l’année) est incontestablement un hit dans le milieu. 2021 promet d’être encore plus positive pour Mechans-T. Espérons qu’il en saura tirer parti.

    Medjy Toussaint

    Le chanteur du groupe Enposib s’est révélé être un vrai leader cette année. Le pari sur l’album “Kamasootra” sortie en pleine pandémie s’est vu être un coup de maître. Le groupe qui peinait à prendre ses marques partout à travers le pays a définitivement tourné cette page et est désormais le chouchou de presque tous les mélomanes. Le chanteur vedette, quant à lui, avec désormais un following grandissant sur les réseaux sociaux et dans la vie réelle, a su conquérir le coeur de ces dames qui se l’arrachent à chaque prestation. 

    Melchie Daëlle Dumornay

    Après avoir raflé le Ballon d’Or Concacaf U17 2018) et le Soulier d’Or Concacaf U20 (2020), deux trophées récompensant respectivement la meilleure joueuse et la meilleure buteuse de ces compétitions, Melchie Daëlle Dumornay s’est vu octroyer un titre honorifique, celui de Meilleure joueuse de la Caraïbe, deuxième du continent américain et cinquième sur le plan mondial. En effet, sur un échantillon de dix parmi les meilleures joueuses de football du monde dans la catégorie U20 féminine, le très prisé site internet ‘‘Goal.com’’ place Melchie Daëlle Dumornay, plus connue sous le sobriquet Corventina, dans le top 5. La native de Mirebalais est l’unique joueuse de la Caraïbe présente dans ce classement. Avant Corventina, aucune joueuse d’Haïti (toutes catégories confondues) n’avait eu droit à une telle distinction.

    Michaël Brun

    On ne nie pas que 2020 était une année sans précédent, mais certains en sont sortis plus que gagnants. Le célèbre dj et producteur Michaël Brun a gagné un Grammy Award ! En effet, le dj a remporté le Prix du “Meilleur album de musique urbaine” pour sa participation sur l’album “Colores” de son ami, le chanteur colombien J Balvin. Covid-19 oblige, la 21e édition des Latin Grammy Awards a eu lieu jeudi 19 novembre 2020 de manière virtuelle, mais le prix n’en reste pas moins prestigieux. De plus, le dj de renommée internationale a réussi, grâce à de nombreuses dénonciations et ses bons contacts, à faire enlever de Netflix un épisode de la série documentaire d’History 10 qui replaçait faussement Haïti comme le premier foyer de la grande maladie du siècle dernier, le sida. Un vrai succès !

    Naomi Osaka 

    2020 a été une année où l’athlète a fait beaucoup parler d’elle. Après avoir remporté le US Open pour la deuxième fois en septembre 2020, son engagement pour le mouvement Black Lives Matter lui vaut tous les éloges. Aussi élue Athlète de l’année par l’AP, la jeune femme qui a visité Haïti tout de suite après son sacre est la plus ferme ambassadrice d’Haïti. Amoureuse de son rappeur YBN Cordae, l’athlète la mieux payée du monde a également sorti sa collection de vêtements de sport avec la marque Nike. Définitivement une année de consécration pour la joueuse de 22 ans !

    Obed Lamy 

    En train d’effectuer une maîtrise en Arkansas (qui est bien l’Amérique profonde) grâce à la bourse Fulbright,  le jeune journaliste réalise rapidement ce que ça fait d’être minoritaire dans un pays dominé par les white people. Il fait de ce constat un documentaire titré “A Promising voice”. Le film qui sort durant la dernière année en trône de Donald Trump marquée par des flambées de violences policières dirigées contre les gens de couleur ne passe pas inaperçu. Et pour cause, “A Promising Voice” a déjà décroché le Prix du Public FilmLand2020, festival de film organisé par l’Arkansas Cinema Society, et a participé dans plusieurs autres festivals dont Fayetteville Film Fest et Black Bear Festival. L’oeuvre est aussi semi-finaliste pour le prix du meilleur documentaire au Student World Award. En 2021, on souhaite à celui qui a lancé Enfo Sitwayen de poursuivre sur cette lancée.

    Patrick Saint-Pré

    Patrick Saint-Pré, que l’on appelle couramment PSP, n’est pas né avec la conscience écologique. La vie va la lui imposer de force, après que plusieurs cyclones eurent ravagé Gonaïves, sa ville natale. Quand l’ancien de la Faculté des Sciences humaines débarque au quotidien Le Nouvelliste en décembre 2013, il est généraliste comme tout débutant, jusqu’à ce voyage à Paris pour la couverture de la Cop21. Il réalise à quel point c’est un sujet qui domine le monde et décide de lancer l’Acledd (Action pour le climat, l’environnement et le développement durable). En novembre 2020, Haïti Climat, une plateforme multimédia qui se dédie au sujet, avec d’abord le site haiticlimat.org comme socle, mais aussi un rendez-vous chaque jeudi sur Magik 9 à 9 h a.m. avec reprise dans la soirée, gagne Le prix Francophone de l’innovation. Un très bon début qui augure un bel avenir pour l’équipe.

    Tafa Mi-Soleil

    Tafa Mi-Soleil est cette chanteuse de 22 ans qui s’est fait connaître à travers certains refrains des morceaux de rap des rappeurs 35 Zile (« Je lwa », « Moral mò ») et D-Fi (Mizik sove vi m », « Lòtbò baryè», « Zetwal yo konn etenn », « Jamè pou kò w», « Kouzen »…). En 2020, elle a décidé de s’envoler de ses propres ailes en lançant définitivement sa carrière solo avec « Mizik sove vi m pt 2 ». Une bonne carte jouée par le staff de l’artiste, puisque ce titre, avec un refrain déjà connu du public, n’a pas eu du mal à cumuler des views considérables sur YouTube sans être un méga hit. La jeune femme, depuis, est rapidement devenue une artiste prisée pour son timbre de voix particulier, reconnaissable entre mille.

    Ticket Magazine, Le Nouvelliste.

    Continue reading →
    À année exceptionnelle, mesures exceptionnelles ! Pour la première fois cette année, certains des jeunes dans cette liste ont plus de 30 ans. Ils ont tout au plus trente-cinq ans, ont de grandes ambitions et une influence certaine sur leurs semblables. Au-delà de leur présence sur les réseaux sociaux, ils portent un projet réel, et ...
  • Rutshelle s’est fiancée!, Culture, RUMEURS D'HAITI

    La nouvelle est tombée! Rutshelle Guillaume n’est plus un cœur à prendre. En effet, après des années de rumeurs et de commérages autour de sa vie sentimentale, le voile est enfin levé sur la situation amoureuse de la chanteuse.

    En tournée d’affaires à Los Angeles dans le cadre de la préparation du lancement de sa marque RG Luxe Beauty, la rebelle a été prise par sa surprise par son compagnon de cœur, ce week-end.

    Dans une courte vidéo publiée sur le compte Instagram de JhaneDouze ce lundi 9 novembre, l’on voit un homme tirant une boite à alliance de la poche intérieure de son jacket, s’agenouiller devant Rutshelle, pour faire sa demande. Tout émue, la rebelle ne s’était pas faite priée pour dire OUI à son copain, désormais son fiancé.

    Une bague en diamant

    « Franchement, je ne m’y attendais pas, et jusqu’à présent, je ressens encore l’émotion de cette surprise », s’est exprimée Rutshelle Guillaume, dans une entrevue accordée à Ticket Magazine. 

    Pour l’instant, la chanteuse ne souhaite dévoiler aucune information sur l’identité de son fiancé qui, dit-elle, n’aime pas être au-devant de la scène.

    Dans une autre vidéo publiée sur le compte Twitter de J12 dans l’après-midi de ce lundi 9 novembre, l’on voit une bague étincelante au doigt d’alliance de la star. Il s’agit, selon les informations relayées par la presse, d’une bague de fiançailles en diamant de 1.5 carat.

    A noter qu’aucune date n’est encore prévue pour la grande cérémonie nuptiale.

    Continue reading →
    La nouvelle est tombée! Rutshelle Guillaume n’est plus un cœur à prendre. En effet, après des années de rumeurs et de commérages autour de sa vie sentimentale, le voile est enfin levé sur la situation amoureuse de la chanteuse. En tournée d’affaires à Los Angeles dans le cadre de la préparation du lancement de sa marque RG Luxe Beauty, ...
  • Evelyne Trouillot: « Le Rond -Point » du leurre …, Culture, RUMEURS D'HAITI

    « L’esprit humain s’invente des acrobaties pour survivre à l’ennui » (p37) ! Ici, les gens sont tous occupés à survivre, à ne pas augmenter le nombre de cadavres anonymes, morts anodins et multiples dans une ville où la vie humaine passe comme de l’eau claire entre les fentes des orteils, p77 !

    En effet, le roman Le rond-point d’Evelyne Trouillot, paru en 2015 chez Imprimeur S.A, est une histoire de survie, de souffrance, et d’ennui. Les personnages ratent le bonheur au lieu même où il a été attendu.  C’est un roman sur des silences farcis de douleur, des rêves brisés et des destins différents qui se rencontrent et qui essayent de communiquer, de se fondre l’un dans l’autre.  Une histoire du sang. Bref, une histoire d’amour.

    Tout a commencé avec Sorel, un jeune homme qui tombe amoureux à un moment où la faim lui démange les tripes et le ronge de l’intérieur. Après voir fait plusieurs petits boulots, il tombe de plain-pied dans le chômage et dans une misère noire. Lorsqu’il avait vu cette fille, a eu un élan de cœur, du frisson et d’extase. Depuis, il guette sa silhouette, sa voix. Il s’accroche éperdument à une infime lueur d’intérêt aperçue dans ses yeux, fragile comme un brin de paille. 

    Sorel, cet amoureux, est un homme rongé par la vermine du regret.  Lorsqu’il avait dix-neuf ans, il avait couché avec Annette, la femme de son grand-frère, Marcel. Annette est issue de Coteau, petit bourg côtier de la Grand-Anse. Elle était irrésistible et chaude. C’est son frère, Marcel, qui l’avait introduit à seize ans dans la maçonnerie après son échec scolaire. Un bon bout de temps après ses ébats avec la femme de son frère, elle qui partira par la suite à Nassau avec un autre homme, Sorel avait coupé le pont avec ce dernier. Il l’avait fui parce qu’un homme ne doit jamais laisser l’envie d’une femme lui faire oublier son propre sang.

    En voyant cette femme de qui il était tombé amoureux, il savait que c’était différent, qu’elle était différente d’Annette. Cette femme est entrée et a croisé ses pieds dans son cœur.  Il savait que ce n’était pas seulement une affaire de désir sexuel. Il voulait la voir rire, entendre sa voix, couler dans ses yeux. Comme un voilier qui roule au rythme effréné et sauvage du nordé. Il voulait se perdre en elle. Devenir une lame qui vacille et que seule sa main peut calmer.

    Au-delà de cet amour, la vie de Sorel sera de basse altitude. Son destin va s’égrener au fil des pages comme celui des autres personnages de ce roman.  Tous feront face à la peur, à la frustration, à la nostalgie et à la tragédie du fait d’exister.  Dans ce roman, comme l’indique le titre, les personnes tourneront autour du malheur comme la roue de feu tourbillonnante d’Ixion.  Attachés à cette roue absurde, ces personnages connaitront des échecs sanglants.

    « Le Rond-Point » d’Evelyne Trouillot, invitée d’honneur de Livres en folie cette année, est comme le labyrinthe de Dédale, comme l’existence humaine, où chaque direction est un leurre et chaque issue, une illusion.

    Célita Édouarzin, le Nouvelliste

    Continue reading →
    « L’esprit humain s’invente des acrobaties pour survivre à l’ennui » (p37) ! Ici, les gens sont tous occupés à survivre, à ne pas augmenter le nombre de cadavres anonymes, morts anodins et multiples dans une ville où la vie humaine passe comme de l’eau claire entre les fentes des orteils, p77 ! En effet, le roman Le rond-point d’Evelyne Trouillot, paru ...
  • Livres en folie 2020 : l’édition virtuelle comme solution…, Culture, RUMEURS D'HAITI

    La 26e édition de Livres en folie, « essentiellement virtuelle » à cause des consignes sanitaires pour contenir la propagation de la Covid-19, est lancée. 942 titres, 21 auteurs, autour de l’invitée d’honneur Evelyne Trouillot, seront en dédicace, a annoncé le directeur général du journal Le Nouvelliste, Max E. Chauvet, en conférence de presse, à la salle Franck de l’hôtel Montana, jeudi 4 juin 2020.

    Le directeur du plus ancien quotidien francophone de la Caraïbe, conscient que la réalisation de cette 26e édition « est un défi à relever en ces temps difficiles », a salué avec entrain et reconnaissance le partenaire de toujours, la Unibank, et les sponsors comme le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère de l’Education nationale, la Brasserie de la Couronne, la BRH, la Fokal, le Conatel,  la Digicel et la BID…, restés sur le pont du navire à mener à bon port avec l’objet livre à partager avec le public dans le combat de la culture à répandre.

    Comme un pied de nez, un acte de résistance à la Covid-19 à travers la lecture, chacun trouvera les titres désirés sur  le www.livresenfolie.com. Le site peut être accessible via un lien sur le www.lenouvelliste.com, le site d’informations le plus visité en Haïti et le www.unibankhaiti.com, celui de la première banque commerciale du pays.

    « Le processus pour l’acquisition en ligne n’est pas compliqué », a assuré Max E. Chauvet qui a sorti l’argument financier, l’une des clés du succès de la plus grande foire du livre de la région.  

    Le rabais de 40 % sur tous les titres est assuré ainsi que le bonus de 10 % aux usagers de la Unicarte. Sans discriminations, les usagers de toutes les autres cartes de crédit, Visa ou Masterscard, pourront faire leurs acquisitions. La carte Unibank Tout Kote, utilisée par plus de 400 000 clients, peut aussi être utilisée. Les comptes d’épargne ou courant hébergés à la Unibank peuvent être débités par les acheteurs. « La Unibank a mis toutes ses capacités technologiques au service de l’évènement », a indiqué le vice-président de la banque 5 étoiles, Guy Supplice, tablant sur une fièvre pour acheter les titres disponibles.

    Anaïse Chavenet, Pdg de Communication Plus et de Nouveautés Plus, en charge du conditionnement et de la livraison pour cette édition « 100 % virtuelle », a étalé les options offertes aux lecteurs. Ils pourront choisir au moment de placer commandes sur le site www.livresenfolie.com plusieurs options. La livraison à domicile est disponible pour les résidents de Pétion-Ville, haut de Delmas, Turgeau, Bourdon, Pacot en échange d’un frais de 300 gourdes. Il y a l’option Pick Up, à Communication Plus et la livraison des commandes dans 12 succursales de la Unibank à travers le pays. Pour ne pas exposer les mains qui travaillent au conditionnement des commandes, il est décidé que les livraisons s’effectueront à partir du 22 juin, a indiqué Anaïse Chavenet qui table sur une explosion des commandes en ligne, loin des 200 à 250, la moyenne des commandes des précédentes éditions, quand la communion le jour de la fête Dieu était encore possible, sans risque.

    Pour Emmelie Prophète Milcé, directrice du Bureau haïtien des droits d’auteur (BHDA) qui, à côté du site griyo.net mettra en ligne des titres, des classiques disponibles pour lecture, la 26e édition « peut être emblématiques ». « Elle sera forcément une belle édition », gage-t-elle, même sevrée des retrouvailles, des étreintes amicales qu’offre la grande messe du livre.

    Le ministre de la Culture et de la Communication, Pradel Henriquez, a fait l’éloge du livre, du travail de l’invitée d’honneur, Evelyne Trouillot, et de tous ceux qui œuvrent à la transmission de la culture. Livres en folie, à sa 26e édition, a donné plateforme à tout ça. Le ministère de la Culture, partenaire de la foire, travaille en ce sens. Le ministre Henriquez a exprimé son respect pour le travail de tous les acteurs de cette industrie. Grâce au numérique qui ouvre le champ des possibilités, l’objet livre pourra être accessible. «Un bon livre oxygène l’esprit », a indiqué Pradel Henriquez, citant Dany Laferrière pour situer les enjeux.

    Pour cette édition résistance, le 26e, les lecteurs pourront faire leurs choix du 8 au 14 juin 2020… Seulement en ligne.

    Roberson Alphonse, le Nouvelliste

    Continue reading →
    La 26e édition de Livres en folie, « essentiellement virtuelle » à cause des consignes sanitaires pour contenir la propagation de la Covid-19, est lancée. 942 titres, 21 auteurs, autour de l’invitée d’honneur Evelyne Trouillot, seront en dédicace, a annoncé le directeur général du journal Le Nouvelliste, Max E. Chauvet, en conférence de presse, à la salle ...
  • La COVID-19, un nouveau défi pour les institutions …, Culture, RUMEURS D'HAITI

    Si le gouvernement et les acteurs du secteur éducatif haïtien parlent de virage vers le numérique pour tenter de continuer l’éducation des écoliers en cette période de la Covid-19, au plus bas de l’échelle, les institutions culturelles n’arrivent toujours pas à générer des contenus, et engager un public sur les réseaux sociaux.

    1.1 Missions des institutions culturelles et TICs

    1.1.1 MUPANAH

    Le décret portant sur la création du MUPANAH le 20 octobre 1982 a clairement mentionné les véritables missions de l’institution qui sont celles de perpétuer et de diffuser le souvenir des ancêtres fondateurs de la nation, de formuler, en conformité aux objectifs retenus par les pouvoirs publics, la politique générale pour l’implantation et l’administration des musées historiques, artistiques et culturels à travers les régions et les collectivités locales du pays, ainsi que de participer à la conservation du patrimoine et à la diffusion de la culture nationale.

    Si ce qui est dit dans ce décret est très clair, il faut bien signaler que ces missions restent dans la lignée de la trilogie classique des institutions muséales de la fin du 19e et du 20e siècle qui ont pour objectifs la conservation, la valorisation et la transmission.

    En ce qui concerne le numérique, le Musée du Panthéon National Haïtien est l’une des institutions qui réunissent le plus de membres en termes de communauté virtuelle. Il est suivi par près de 13k abonnés sur Facebook, 10K sur Twitter, et près de 6K sur Instagram. Malheureusement, le musée n’exploite pas cette manne. Il ne génère aucun contenu intéressant et cela même avant la crise sanitaire Covid-19. Malgré ces chiffres, l’institution est de plus en plus absente sur les réseaux sociaux. Le musée devrait pourtant profiter de cette période pour s’adresser à son public, ne serait-ce que pour créer du lien, sujet important dans ce temps marqué par une absence de contacts sociaux et un appel des autorités à la distanciation sociale.

    Pourquoi ne pas profiter de ce temps pour changer l’image de cette institution qui s’enracine dans la paresse et la bourgeoisie, et qui n’arrive toujours pas à être au niveau de l’importance de sa mission ?

    1.1.2 ISPAN

    Pour comprendre le fonctionnement de l’Institut du sauvegarde du patrimoine national, il faut remonter à ses origines, et aux premières actions de Albert Mangonès. Cet architecte avait le désir de renforcer l’identité culturelle haïtienne en s’appuyant sur les valeurs de l’histoire nationale et ses monuments, qui sont les témoins de la force des ancêtres.

    Rappelons également que L’ISPAN a été créé par décret gouvernemental le 28 mars 1979.

     Il a pour missions:

    1- Identifier et inventorier les monuments et les sites historiques

    2- Classer les monuments et sites historiques sur la liste de patrimoine national

    3- Sauvegarder le patrimoine national

    4- Conserver, restaurer et mettre en valeur le patrimoine

    L’Institut du Sauvegarde du Patrimoine National publiait récemment un bulletin de recherche dénommé bulletin de l’ISPAN. Après une longue pause, l’institution a tenté de reprendre cette publication, mais malheureusement, l’aventure s’est à nouveau arrêtée après une dernière publication en hommage à A. Mangonès.

    L’ISPAN possède un potentiel numérique important, son public virtuel est composé de 5K d’abonnés sur Facebook et de 448 sur Twitter. Cependant, il ne génère que très peu de contenu sur ces réseaux. Par ailleurs, l’institution se fait souvent critiquer quand ses abonnés voient l’état accablant des monuments et des sites historiques. Cette période de Covid-19 pourrait être un moment idéal de redorer son blason et de se rapprocher de son public.

    Cette période apparaît toutefois comme très particulière, certains utilisent les noms de nos héros et nos valeurs nationales pour déverser leur haine en toute impunité sur Twitter.  Est-ce que c’est lié à l’ISPAN?

    1.1.3 BNH

    Placée sous la tutelle du ministère de la Culture, la Bibliothèque nationale d’Haïti a pour mission d’assurer la conservation et la sauvegarde de notre riche patrimoine littéraire et documentaire haïtien. Celle-ci se repose sur deux axes fondamentaux que sont : la collecte du patrimoine littéraire et la diffusion de l’éventail littéraire national.

    L’UNESCO, l’ICOM ainsi que d’autres acteurs internationaux du secteur de la culture invitent les institutions culturelles et mémorielles comme les archives nationales, les musées et les bibliothèques nationales à transformer la menace actuelle du COVID-19 en une opportunité pour un plus grand soutien au patrimoine documentaire[5].

    C’est une invitation qui implique que les institutions puissent collecter et documenter la situation, et assurer la transmission à la prochaine génération de manière à ce que cette dernière puisse comprendre quels ont été les enjeux majeurs auxquels faisait face notre génération actuelle et quels en ont été leurs impacts.

    La BNH faisait la fierté des jeunes lycéens et autres élèves de Port-au-Prince.

    Aujourd’hui, elle est presque obsolète. Les activités pouvant aider à la compréhension du patrimoine littéraire et documentaire haïtien n’existent presque plus. L’institution a de plus une piètre présence sur les réseaux sociaux. Elle compte près de 900 abonnés sur Facebook, 389 sur Twitter et 333 sur Instagram.

    Dans un article publié en date du 27 mars 2018 par le journal #LoopHaïti, il est fait mention d’une petite note publiée sur Facebook par Limond Toussaint (ministre de la Culture d’alors) au moment où la BNH célèbre ses 78 ans d’existence [6].

    Concernant cette institution, la question est de savoir ; comment peut-on traiter une structure comme la BNH de cette manière ?

    En somme, la Bibliothèque nationale reste très loin de ses missions et de ses attributions.

    De plus, elle n’arrive toujours pas à comprendre la dynamique de cette génération chez qui le numérique et les réseaux sociaux occupent une place prépondérante. Sommes-nous en face de dirigeants amateurs ou des boomers égoïstes qui ne veulent pas innover ?

    1.1.4 BNE

    L’auteure Rachelle Charlier-Doucet, dans le texte “Anthropologie, politique et engagement social”, nous explique clairement que pour comprendre l’histoire du Bureau d’ethnologie et son poids idéologique dans le panorama intellectuel haïtien, il faut remonter à partir de la période de l’occupation américaine de 1915[7].

    Ce bureau a été créé par un décret-loi en date du 31 octobre 1941 et constitue un Organisme de recherche scientifique et culturelle, qui doit divulguer et sauvegarder le patrimoine haïtien. Sa mission se repose sur deux axes principaux que sont l’ethnographie et de l’archéologie[8].

    Le BNE a 5 grands objectifs à charges: 1- Inventorier, classer et conserver les pièces ethnographiques et archéologiques 2- Développer l’enseignement de l’ethnologie 3- Organiser les collections de l’organisme

    4- Investiguer et protéger les sites archéologiques 5- Publier les travaux de recherche[9].

    Le Bureau National d’Ethnologie compte près de 6K abonnés sur Facebook, 985 sur Twitter et 856 sur Instagram.

    On peut se poser des questions sur ce que devient cette institution depuis un moment et son implication. Il faut rappeler que cette institution a pour vocation de faire des recherches et de les partager au public. Depuis l’annonce du gouvernement, à l’image des autres, le BNE n’a malheureusement pas fait grand-chose. Ils ont seulement publié sur Facebook quelques photos témoignant l’engagement du DG avec son équipe afin de sensibiliser les gens sur le coronavirus.

    Dans un direct (live) à la date du 30 mars 2020, le DG disait s’adresser à tout le monde, mais en fait c’était surtout ses fans et les vodouisants (c’est quoi un vodouisant?).

    La velléité du DG de réduire une institution publique à un ou des secteurs précis relève de la naïveté et de l’incompréhension la plus abjecte. Sommes-nous en face d’une institution nationale réduite à un simple artiste et un groupe d’individus particuliers ?

     Analyse et résultats

    Les institutions culturelles sont présentes sur la plupart des réseaux sociaux, mais elles sont loin d’être actives. L’écosystème virtuel facilite pourtant les institutions culturelles à se médier et à attirer l’attention d’un nouveau public.

    Nos institutions ne prennent toujours pas cette dimension en compte et ne semblent pas vouloir s’aligner aux innovations technologiques.

    Déjà qu’elles sont peu présentes sur les réseaux et qu’elles ne partagent pas de contenu, ne parlons même pas de leurqualité…
    Est-ce l’une des raisons qui explique leur petite quantité d’abonnés ? Ont-elles des gens formés en la matière ? Qu’est-ce qui explique leur absence des plateformes YouTube ou Instagram?

    Il ne suffit pas seulement de créer un compte, il faut l’alimenter. En effet, il est important de pouvoir générer et publier des contenus qualitatifs au public.

    Institutions/Dernières publications

    MUPANAH

    ISPAN

    BNH

    BNE

    Facebook

    8 avril 2020( photos de la visite du Ministre de la Culture)

    2 avril 2020(notes de fermeture du Parc national historique -CSSR)

    3 février 2020 (photo

    30 mars 2020 (Direct ou live)

    Twitter

    21 mars 2018 (Extrait de spectacle “Village Congo” à la Célébration de la Journée Internationale de la Francophonie)

    8 avril 2020 (retweet avec commentaire)

    5 décembre 2018 (invitation à une conférence)

    10 mai 2019 (invitation à une exposition)

    Instagram

    2 octobre 2018 (teaser de 30 secondes sur l’horaire du musée)

    No account

    3 août 2018 (affiche animation pour enfants)

    Réalisé par Stanley Louis, 2020

    Aucune de ces institutions n’a de compte YouTube. Qu’est-ce qui empêche à ce point les institutions de générer du contenu? Ont-elles des difficultés financières qui les empêchent d’embaucher des community managers? Pourquoi les institutions ne prennent aucune initiative numérique afin de valoriser le patrimoine national ? Qu’est-ce qui explique que nos institutions culturelles ne possèdent pas de site internet où l’on peut trouver des informations ? Nous attendons des réponses.

    On observe que les réseaux sociaux sont totalement négligés au chapitre de l’utilisation du numérique, pour la mise en valeur du patrimoine culturel Haïtien. Pourquoi ? Les études ont montré qu’avec cette génération de TIC et de numérique, ne pas communiquer est synonyme d’inaction, d’immobilisme[10].

    En guise de conclusion

    La présence des institutions culturelles et mémorielles d’Haïti sur les réseaux sociaux révèle que ses institutions n’arrivent toujours pas à faire le virage numérique que prônent les dirigeants. Ce qui confirme en partie que les institutions culturelles ne comprennent pas l’importance des TIC . Elles ne comprennent pas non plus qu’elles sont en face d’une génération pour laquelle le numérique et les TIC occupent une place prépondérante. En ce moment, et plus particulièrement dans cette période de trouble sanitaire, générer des contenus tout en ayant la capacité d’en faire écho en ligne est le saint Graal pour tous, peu importe la génération d’ailleurs. Rappelons à ces institutions que la communication virtuelle des informations au temps du Covid-19 n’est pas contagieuse.

    Haïti semble rester à côté de la plaque. Pourtant, nous disposons de ressources suffisantes qui peuvent aider à générer des contenus et ainsi créer une visibilité autour de nos patrimoines et nos sites historiques.

    Cela aura sans doute des retombées pour le pays en matière touristique. Il faut aussi penser à l’après-Covid-19.

    Donc, à ce moment précis, nous préconisons à nos institutions d’emboîter le pas et de se mettre au diapason de l’ère des Technologies de l’Information et de la Communication et du numérique.

    A l’heure où nous pouvons communiquer à l’autre bout du monde en un minimum de temps et avec une facilité déconcertante, pourquoi ne pas commencer par communiquer à nos jeunes générations ?

    La culture ne doit pas être mise de côté mais devenir une force. C’est cette force qui nous permettra de tenir en ces temps compliqués, c’est aussi de cette force dont nous avons besoin pour construire un avenir meilleur.

    Utilisons ce temps qui nous est donné pour changer les choses.

    Le monde bouge, Haïti doit bouger aussi, sinon il vaut mieux laisser la place aux gens compétents et à la génération qui veut aller de l’avant !

    À bon entendeur, demi-mot suffit!

    Les images insérées dans le texte sont des captures d’écran en date du 14 avril 2020.

    Auteur: Stanley LOUIS, spécialiste en Patrimoines, musées & multimédias (Formation: Université de Poitiers;  France)
                 Twitter: @iam_stanlouis

    [1] Survey on the impact of the COVID-19 situation on museums in Europe

    [2]https://www.culture.gouv.fr/Culturecheznous

    [3] Haïti – FLASH : Le Président Moïse déclare l’état l’urgence sanitaire (texte de l’Arrêté)

    [4] Les musées confrontés aux défis du COVID-19 restent engagés auprès des communautés

    [5]https://en.unesco.org/news/turning-threat-covid-19-opportunity-greater-support-documentary-heritage?fbclid=IwAR2p5EuA_n3_lSyNavPWmZn0vsQ1ycU3nOGwnu_419Tr5fd0GBgMS7-fkr4

    [6]https://www.loophaiti.com/content/78-ans-pour-la-bibliotheque-nationale-dhaiti-0

    [7] Rachelle Charlier-Doucet, « Anthropologie, politique et engagement social », Gradhiva [Online], 1 | 2005, Online since 10 December 2008, connection on 16 April 2020. URL : http://journals.openedition.org/gradhiva/313  ; DOI :https://doi.org/10.4000/gradhiva.313

    [8] ibid

    [9] ibid

    [10] Rizza, C. (2006). La fracture numérique, paradoxe de la génération Internet. Hermès, La Revue, 45(2), 25-32.https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2006-2-page-25.htm

    Stanley Louis, spécialiste en patrimoine

    Continue reading →
    Si le gouvernement et les acteurs du secteur éducatif haïtien parlent de virage vers le numérique pour tenter de continuer l’éducation des écoliers en cette période de la Covid-19, au plus bas de l’échelle, les institutions culturelles n’arrivent toujours pas à générer des contenus, et engager un public sur les réseaux sociaux. 1.1 Missions des institutions ...
  • Valentin (Saint) : pourquoi fut-il décapité et à l’origine …, Culture, RUMEURS D'HAITI

    Décapité le 14 février 268 en représailles des conversions au christianisme qu’il suscita suite à la guérison d’une jeune fille aveugle, saint Valentin doit à son nom, qui signifie santé et vigueur, le fait que les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

    La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, et sa réputation si grande dans la ville de Rome, qu’elle vint à la connaissance de l’empereur Claude II, qui le fit arrêter, et, après l’avoir tenu deux jours en prison, chargé de fers, le fit amener devant son tribunal pour l’interroger. D’abord il lui dit, d’un ton de voix assez obligeant : « Pourquoi, Valentin, ne veux-tu pas jouir de notre amitié, et pourquoi veux-tu être ami de nos ennemis ? » Mais Valentin répondit généreusement : « Seigneur, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux et votre empire aussi ; vous rejetteriez le culte que vous rendez aux esprits immondes et à leurs idoles que vous adorez, et vous sauriez qu’il n’y a qu’un Dieu, qui a créé le ciel et la terre, et que Jésus-Christ est son Fils unique ».

    Un des juges, prenant la parole, demanda au Martyr ce qu’il pensait des dieux Jupiter et Mercure. « Qu’ils ont été des misérables » répliqua Valentin, « et qu’ils ont passé toute leur vie dans les voluptés et les plaisirs du corps ». Là-dessus, celui qui l’avait interrogé s’écria que Valentin avait blasphémé contre les dieux et contre les gouverneurs de la république. Cependant le Saint entretenait l’empereur, qui l’écoutait volontiers et qui semblait avoir envie de se faire instruire de la vraie religion ; et il l’exhortait à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu’il avait répandu, lui disant de croire en Jésus-Christ et de se faire baptiser, parce que ce serait pour lui un moyen de se sauver, d’accroître son empire et d’obtenir de grandes victoires contre ses ennemis.

    L’empereur, commençant déjà à se laisser persuader, dit à ceux qui l’entouraient : « Ecoutez la sainte doctrine que cet homme nous apprend ». Mais le préfet de la ville, nommé Calpurnius, s’écria aussitôt : « Voyez-vous comment il séduit notre prince ! Quitterons-nous la religion que nos pères nous ont enseignée ? »

    Claude, craignant que ces paroles n’excitassent quelque trouble ou quelque sédition dans la ville, abandonna le Martyr au préfet, qui le mit à l’heure même entre les mains du juge Astérius, pour être examiné et châtié comme un sacrilège. Celui-ci fit d’abord conduire le prisonnier en sa maison. Lorsque Valentin y entra, il éleva son coeur au ciel, et pria Dieu qu’il lui plût d’éclairer ceux qui marchaient dans les ténèbres de la gentilité, en leur faisant connaître Jésus-Christ la vraie lumière du monde.

    Astérius, qui entendait tout cela, dit à Valentin :
    « — J’admire beaucoup ta prudence ; mais comment peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière ? »
    « — Il n’est pas seulement », dit Valentin, « la vraie lumière, mais l’unique lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde »
    « — Si cela est ainsi, dit Astérius, j’en ferai bientôt l’épreuve : j’ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu’il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras ». La jeune fille fut donc amenée au Martyr, qui, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez votre servante ».

    A ces paroles, elle reçut aussitôt la vue, et Astérius et sa femme, se jetant aux pieds de leur bienfaiteur, le supplièrent, puisqu’ils avaient obtenu par sa faveur la connaissance de Jésus-Christ, de leur dire ce qu’ils devaient faire pour se sauver. Le Saint leur commanda de briser toutes les idoles qu’ils avaient, de jeûner trois jours, de pardonner à tous ceux qui les avaient offensés, et enfin de se faire baptiser, leur assurant que, par ce moyen, ils seraient sauvés. Astérius fit tout ce qui lui avait été commandé, délivra les chrétiens qu’il tenait prisonniers, et fut baptisé avec toute sa famille, qui était composée de quarante-six personnes.

    L’empereur, averti de ce changement, craignit quelque sédition dans Rome, et, par raison d’Etat, il fit prendre Astérius et tous ceux qui avaient été baptisés, puis les fit mettre à mort par diverses sortes de tourments. Pour Valentin, le père et le maître de ces bienheureux enfants et disciples, après avoir été longtemps en une étroite prison, il fut battu et brisé avec des bâtons noueux ; enfin, l’an 268, le 14 février, il fut décapité sur la voie Flaminienne, où, depuis, le pape Jean Ier fit bâtir une église sous son invocation près du Ponte-Mole.

    , Culture, RUMEURS D'HAITI

    Cette église ayant été ruinée, le pape Théodose en dédia une nouvelle, dont il ne reste plus de traces non plus. La porte appelée plus tard du Peuple portait anciennement le nom du saint Martyr. On garde la plus grande partie de ses reliques dans l’église de Sainte-Praxède. Les autres furent apportées en France, en l’église Saint-Pierre de Melun-sur-Seine, mais elles ne s’y trouvent plus aujourd’hui.

    Saint Valentin est nommé, avec la qualité d’illustre Martyr, dans le Sacramentaire de saint Grégoire, dans le Missel romain de Tommasi, dans les divers martyrologes et calendriers : les Anglais l’ont conservé dans le leur.

    Saint Valentin a été représenté : 1° tenant une épée et une palme, symboles de son martyre ; 2° guérissant la fille du juge Astérius. Cette circonstance de la guérison d’une jeune fille, et plus encore son nom de Valentin, qui signifie santé et vigueur, explique pourquoi les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie et aux évanouissements se sont placés sous son patronage.

    Plusieurs siècles après sa mort, Valentin fut canonisé en l’honneur de son sacrifice pour l’amour. La fête de la Saint-Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia, fête païenne donnée le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. L’événement le plus marquant de ces réjouissances était la course des Luperques : des hommes mi-nus poursuivaient des femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc, les coups reçus assurant fécondité et grossesse heureuse à celles-ci.

    Une autre origine est attribuée aux festivités de la Saint-Valentin. On prétendait en effet que, sous certains climats, les oiseaux s’appariaient pour la belle saison prochaine, à la Saint-Valentin, comme il est reçu qu’en d’autres pays plus froids ils s’apparient à la Saint-Joseph. Prenant exemple sur eux, les hommes auraient trouvé ce jour propice à la déclaration amoureuse. Dans les anciens calendriers, à une époque où les devoirs de la vie civile se confondaient avec ceux de la vie religieuse, chaque jour y était marqué par un signe qui parlait immédiatement aux yeux des initiés.

    C’est ainsi que la Saint-Valentin était marquée par un soleil dans la main du saint, ou par un gaufrier : un soleil, parce qu’il était censé reprendre sa force à cette époque, qui est à peu près celle des Quatre-Temps du printemps, et que les fleurs les plus précoces (amandiers, noisetiers, etc.) commencent à se montrer dans une partie de l’Europe ; un gaufrier, pour annoncer les réjouissances de Carnaval.

    https://www.france-pittoresque.com/

    Continue reading →
    Décapité le 14 février 268 en représailles des conversions au christianisme qu’il suscita suite à la guérison d’une jeune fille aveugle, saint Valentin doit à son nom, qui signifie santé et vigueur, le fait que les fiancés, les jeunes gens à marier, ceux qui craignent les atteintes de la peste, les personnes, enfin, qui sont sujettes à l’épilepsie ...

Leave a Reply